Le Viaduc de Millau un patrimoine unique
 
 
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Le Viaduc de Millau : un ouvrage, un patrimoine

Un ouvrage d'exception à tous points de vue

Le Viaduc de Millau s'élève majestueusement au-dessus de la vallée du Tarn.
Mis en service en décembre 2004, l'ouvrage reçoit des centaines de milliers de visiteurs chaque année : touristes, amateurs d'architecture, journalistes aussi bien qu'automobilistes.

Du désenclavement du Massif Central à l'afflux de visiteurs, il n'y avait qu'un pas – de géant – à franchir. Retour sur l'avènement d'un projet hors du commun.

Viaduc vs pont

Les mots pont et viaduc n'indiquent pas une différence de structure d'un ouvrage d'art ; ils permettent tous deux à une voie portée de franchir un obstacle.

Le pont relie deux rives ; le viaduc deux points de grande hauteur.

Architecture et esthétique

Par sa modernité et sa taille, le viaduc ne laisse pas indifférent. La collaboration de Michel Virlogeux, ingénieur en chef, et Lord Norman Foster, architecte, est une réussite : le Viaduc de Millau est salué comme un ouvrage architectural majeur du XXIème siècle. Il fallait donner corps à ce rêve ; Eiffage a su mener à bien le projet.

Un ouvrage d'art multi-haubané aux airs de voilier

Les haubans, câbles monumentaux qui assurent le maintien du tablier à l'horizontale, sont une marque forte de l'identité du viaduc. 
Suite à un appel d'offres de l'État, la solution multi-haubanée a été adoptée en 1996 parmi quatre autres solutions : un pont à épaisseur constante, un pont à épaisseur variable, un viaduc sous-bandé et un ouvrage à arche centrale unique.
L'esthétisme de l'ouvrage a séduit les services de l’État. Malgré des dimensions hors du commun et une architecture résolument moderne, le Viaduc de Millau s'intègre parfaitement au paysage environnant. Il est un véritable lien entre deux mondes : celui des Grands Causses et celui de l'art contemporain.

Un chantier titanesque, mené de main de maître

Rigueur, précision et professionnalisme ont été les maîtres-mots de chaque étape de la construction. Il faut dire que le projet retenu dépasse de nombreux records ! C'est armé de béton, d'acier et d'hommes déterminés que le groupe Eiffage a assuré la mise en œuvre du projet. 

L'histoire du Viaduc : de la réflexion à la construction

Croquis de Norman Foster,

Croquis de Norman Foster, crédit photo Foster & Partners

Si le viaduc a été construit en 3 ans, la préparation du projet a quant à elle duré 14 ans. Les premières discussions sur le franchissement du Tarn à proximité de Millau ont lieu dès 1987. Dernier maillon de l'autoroute A75, le Viaduc de Millau est sans conteste le défi technique et institutionnel le plus important de cette autoroute.

La genèse de l'ouvrage

L'A75 et le Viaduc de Millau sont le fruit d'importantes réflexions. Le désenclavement du Massif Central est une préoccupation forte durant la seconde moitié du XXème siècle. De cet enjeu est née l'association « La Méridienne » qui contribue, encore aujourd'hui, à valoriser et dynamiser les territoires alentour.

La conception

Un nouvel appel d'offres est alors lancé par l’État pour la mise en concession du viaduc. L'alliance du béton et de l'acier, préconisée par Eiffage, est retenue en 2001. La Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau est chargée de la construction, mais également de l'exploitation du viaduc.

La construction : 3 ans pour un chantier de titan

La première pierre est posée le 14 décembre 2001. L'aventure commence pour les constructeurs !

Au bout de quelques semaines seulement, les premières piles du viaduc s'élèvent, jusqu’à obtenir le record du monde de la plus haute pile, accroché à 245 m. Le chantier béton s'achève dans les temps, en décembre 2003.

Deux chantiers à ciel ouvert sont menés en parallèle pour préparer le tablier. Le 25 février 2003, un premier tronçon de tablier de 171 m part à l’assaut du vide. 17 autres lançages suivront jusqu'à permettre, le 28 mai 2004, à 14h12 précises, la jonction – ou clavage – des parties nord et sud du tablier. Une opération réalisée à 270 m au-dessus du Tarn. Mission réussie !

Puis tout s’enchaîne… l’installation des pylônes débute 24 heures après le clavage, suivie de la pose des 154 haubans destinés à soutenir le tablier. En trois mois, tout est terminé.
Fin septembre, l’enrobé est appliqué sur le tablier. Aménagement de la chaussée, installation des systèmes de sécurité, éclairage, finition de la barrière de péage : le 14 décembre, l’ouvrage est inauguré par le Président de la République.

Le 16 décembre 2004 : le viaduc est mis en service.