A la pointe de la technologie
La construction du viaduc de Millau a fait appel
à la plupart des techniques de pointe utilisées
dans le monde des travaux publics. Jusqu’alors,
aucun chantier n’avait réuni en un
seul lieu un tel concentré de technologies.
Laser, GPS, translateurs, coffrages autogrimpants,
enrobé spécifique, béton hautes
performances, matériaux innovants…
ont servi d’instruments à la réussite
d’un ouvrage hors du commun.
L’élévation des piles
Après les premiers réglages, les chantiers « béton » ont rapidement pris leur vitesse de croisière. Au rythme d’une levée tous les trois jours pour chaque pile, celles-ci ont été achevées en moins de deux ans.
Le lançage du tablier
Dix-huit opérations de lançage ont amené les deux parties du tablier au-dessus du Tarn. A chaque fois, plusieurs milliers de tonnes étaient avancées de 171 m. Un tour de force rendu possible grâce à l’utilisation de translateurs.
Le clavage
La rencontre des tabliers sud et nord a eu lieu le 28 mai 2004 à 270 m au-dessus du Tarn. L’aboutissement de 21 mois de travail et un moment d’intense d’émotion.
L’installation des pylônes
Les pylônes ont été amenés couchés sur le tablier par quatre remorques automotrices. Pris en tenaille par d’immenses bras d’acier, ils ont été redressés à l’aplomb des piles de béton.
Le haubanage
Onze paires de haubans ont été installées en vis-à-vis sur chaque pylône. A l’intérieur des gaines de protections, plusieurs dizaines de torons d’acier ont été mis sous une tension définie par le bureau d’étude.
La pose de l’enrobé
L’enrobé du viaduc de Millau est le résultat de plusieurs mois de recherche. Il a été conçu pour résister aux déformations du tablier et présenter toutes les qualités de confort autoroutier. Sa pose a nécessité moins de quatre jours de travail. |